La théorie de l'attachement, avec Carmelina Marino
Cet événement est complet. Si la thématique vous intéresse, vous pouvez vous inscrire au webinaire du 9 avril 2026
L’attachement et ses répercussions lors des ruptures de liens
Thème
« On ne peut pas ne pas s’attacher »
L’attachement est un besoin fondamental du développement du nouveau-né. Dès les premiers temps de la vie, l’enfant s’attache aux personnes qui prennent soin de lui — la mère, le père ou toute autre figure d’attachement.
La qualité des réponses apportées par ces adultes aux signaux de vulnérabilité et aux besoins de l’enfant joue un rôle essentiel dans la construction de son sentiment de sécurité et de bien-être. À travers ces interactions répétées, l’enfant développe un style d’attachement, qui participe à l’organisation de ses affects et à la construction de ses liens interpersonnels.
Ce style d’attachement n’est pas figé : il évolue au cours de la vie et influence durablement la personnalité ainsi que les relations à l’âge adulte.
Les personnes ayant développé un attachement dit insécure ou désorganisé peuvent ainsi présenter des réactions émotionnelles plus intenses ou déroutantes face à des événements de vie impliquant une rupture de continuité — qu’ils surviennent dans la sphère amoureuse, familiale ou professionnelle.
Objectif de la formation
Cette formation vise à permettre aux médiateurs et aux professionnels intervenant à l'occasion de conflits intenses et complexes de mieux comprendre et repérer le sens des attitudes et comportements observés chez leurs médiés, patients, clients ou justiciables.
Les réactions exprimées par les personnes en situation de conflit viennent rarement de nulle part : elles s’inscrivent dans une histoire relationnelle et renvoient à des modes de fonctionnement spécifiques de la personnalité, notamment en lien avec les styles d’attachement. Comprendre ces manifestations permet aux professionnels de donner du sens à ce qui se joue dans la relation d’accompagnement.
La formation abordera ainsi des attitudes fréquemment rencontrées telles que la peur de l’engagement, la dépendance affective, l’évitement, la désorganisation, la confusion, l’inhibition, les paradoxes relationnels, l’exacerbation des affects, l’ambivalence, la méfiance ou encore les attaques du cadre. Autant de comportements susceptibles de mettre l’intervenant en difficulté, voire d’altérer ses capacités d’empathie et de maintien de la posture professionnelle.
L’objectif est d’outiller les participants afin de renforcer leur compréhension clinique, d’ajuster leur posture d’intervention et de préserver la qualité de la relation d’accompagnement, même dans des contextes émotionnellement éprouvants.
Déroulement de la journée
Matinée – Apports théoriques
La matinée sera consacrée à la présentation de la théorie de l’attachement, à travers les travaux de John Bowlby et d’autres auteurs de référence (notamment Anzieu), ainsi qu’à l’analyse de ses répercussions sur la construction de la personnalité à l’âge adulte.
Des liens seront établis entre les problématiques d’attachement et certaines manifestations cliniques fréquemment rencontrées, telles que l’anxiété, la dépression ou encore les troubles antisociaux.
Un cadre théorique et des pistes d’intervention seront proposés afin de :
- mieux comprendre les dynamiques relationnelles à l’œuvre entre le professionnel et les personnes accompagnées ;
- disposer de clés de lecture pour interpréter les attitudes et comportements de chacun en situation de stress, de séparation, de rupture ou de conflit ;
- ajuster les postures et modalités d’intervention dans le but de favoriser une alliance de travail sécurisante et adéquate.
Après-midi – Ateliers pratiques
L’après-midi sera dédiée à la mise en pratique des apports théoriques à travers des ateliers expérientiels en petits groupes. À partir de situations concrètes apportées par les participants, ceux-ci pourront explorer les questions et difficultés liées aux problématiques d’attachement.
Ces temps de travail permettront de repérer les différents styles d’attachement à l’œuvre, sans enfermer les personnes dans une logique diagnostique, et de réfléchir collectivement aux ajustements possibles dans la pratique professionnelle.
Formatrices
Carmelina Marino est psychologue, formée à la psychothérapie d’orientation psychanalytique. En tant que psychologue, psychothérapeute, elle travaille avec des enfants, des adolescents, des adultes et des familles ; Consciente des limites du cadre de l’expertise du psychologue qui rend un avis généralement suivi par le juge, qui renforcera souvent la position de l’un contre la position de l’autre sur le bien-être de l’enfant, elle s’oriente vers la co-intervention en médiation ou en Marc’s ; Le travail en co-intervention (juriste/psychologue) permet de mettre en place un cadre contenant et sécurisant pour les personnes qui souhaitent entrer dans un processus de dialogue et de collaboration.
Florence van de Putte est médiatrice agréée, formatrice et superviseuse dans tous les domaines de la médiation et avocate honoraire au barreau de Bruxelles. En 2004, elle co-fonde l’ASBL TRIALOGUES, centre pluridisciplinaire de médiations, de formations et de gestion de conflits. Pour parfaire sa clinique du conflit, elle se forme à l’intervention systémique (Forestière ASBL 2012, ANDOLFI, 2016) et à la psychodynamique du travail, (IPDT, Christophe Dejours). Ses nombreuses formations complémentaires en médiation, en psychologie systémique et analytique et son expérience de 30 ans dans le conflit, l’ont outillée à la compréhension approfondie des systèmes et des individus qui la consultent. Elle travaille essentiellement en co-intervention.
En pratique :
Date : 30 mars 2026
Horaire : de 9 heures 15 à 16h 30
Lieu : château de la Solitude à Auderghem, 54 avenue Schaller – 1160 Bruxelles
Prix : 190 € pour toute la journée
Lunch : 20 € avec commande et paiement préalable, possibilité d’amener son pique-nique
Public cible : Cette formation s’adresse aux médiateurs agréés ou en formation de toutes les catégories, avocats négociateurs ou collaboratifs, intervenants sociaux, magistrats en CRA, psychologues, ayant une expérience clinique de gestion de conflits privés ou professionnels.
CFM : 6 heures de formation continue, 6 heures pour la formation qualifiante pour toutes les matières.