La co-médiation et la co-intervention juriste et psychologue

La co-médiation

Trialogues est une équipe pluridisciplinaire et son travail s’appuie sur la complémentarité de ses approches.

Convaincue par l’intérêt et la richesse des  regards croisés sur une situation, l’équipe de Trialogues travaille régulièrement en co-médiation.

Le travail en binôme garantit davantage de soutien, de confort et de sécurité dans le déploiement du processus de médiation.

Tout en garantissant la finalité juridique du processus à savoir le règlement des questions concrètes et leur traduction éventuelle dans une convention, la co-médiation permet de renforcer le travail sur la relation.

La co-médiation est particulièrement indiquée, lorsque :

  • La situation est complexe d’un point de vue relationnel ou technique
  • Il existe un fort déséquilibre entre les parties en présence
  •  Les parties sont de langues, de nationalités, de cultures, de formation, de sensibilités différentes
  • Les parties souhaitent un équilibre des genres en présence : deux hommes, deux femmes.
  • Les parties sont nombreuses
  • Les enfants ou petits-enfants des parties souhaitent être associés au processus

Un des dispositifs spécifiques de Trialogues est la co-intervention d’un médiateur juriste et d’un psychologue 

La complémentarité de l’approche juridique et psychologique peut s’avérer en effet particulièrement opportune dans certaines situations.

L’avantage de cette co-intervention est double : maintenir une finalité juridique à savoir le règlement des questions concrètes et leur traduction le cas échéant en une convention écrite et renforcer le travail sur la relation au-delà de la convention.

Le médiateur juriste maintient le cadre de la médiation et guide les parties dans les différentes étapes de celle-ci, tout en mettant en exergue les aspects plus juridiques du processus.

Le psychologue soutient le processus et est attentif à la dimension psychique, relationnelle et affective des consultants. La présence et l’apport du psychologue se différencient de la représentation que le public peut s’en faire. Il n’est pas là pour « thérapeutiser » le processus ni pour forcer l’introspection. Il tente plutôt de mettre en évidence la dynamique relationnelle pour éclairer les difficultés d’ordre émotionnel et affectif, la complexité et la conflictualité du lien. Cette démarche a pour objectif de tenter de restaurer un climat de confiance indispensable à la prise de décisions durables.

Cette co-intervention peut se faire dès le premier entretien ou en cours de processus lorsque le traitement de certaines questions renvoie les parties à la nécessité d’aborder des nœuds d’ordre plus affectifs.
La co-intervention permet de revisiter le conflit d’origine et de tenter d’aider les parties à le dépasser.

Elle est particulièrement indiquée :

  • lorsque le litige entre les parties est porté devant les tribunaux et que le tribunal perçoit que son intervention ne mettra pas fin au conflit bien au contraire
  • Lorsque le litige a été tranché par un tribunal mais que le conflit résiste et persiste entre parties
  • en cas de tensions émotionnelles importantes
  • Lorsque les enfants sont pris dans le conflit des parents
  • Lorsqu’un des participants à la médiation se sent en déséquilibre face à l’autre